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« Je vais au boulot parce que j’ai des factures à payer, c’est tout… » 

  • MB Conseil & Compétences
  • 7 août
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 août

Consultation pour burn out avec Marie Boutet.

Ce sont les premiers mots que Frédérique a prononcés en rencontrant Marie Boutet. De retour en entreprise après un arrêt de six mois pour cause de dépression, cette assistante de direction âgée d’une cinquantaine d’années ne parvenait pas à retrouver de la motivation et appréhendait chaque journée de travail. Marie a alors mis en œuvre, pour l’accompagner, les outils de son parcours Rebondir après un burn-out. Récit d’une expérience que nous pourrions tous traverser. 


Frédérique est assistante de direction dans une entreprise d’une vingtaine d’employés. Entrée toute jeune, elle s’y est faite petite pendant vingt ans et a peu évolué. Toutefois, alors qu’elle passait cinquante ans, son chef lui a offert une promotion interne – imposé plutôt qu’offert car Frédérique n’a pas eu d’autre choix que d’accepter. Pourquoi ? Parce que, selon ce qu’elle rapporte, elle s’était habituée à tout accepter sans broncher : l’attitude condescendante de son supérieur hiérarchique, le surcroit de travail dont on l’affligeait sans compensation, l’absence d’encouragements et de remerciements. Elle s’est donc occupée également de la comptabilité de l’entreprise, sans pour autant être soulagée dans sa mission antérieure. 


Quand soudain l’épuisement professionnel prend le dessus 

Un jour cependant, Frédérique a craqué. Son silence au boulot durait depuis tant d’années… Elle a ressenti une intense fatigue physique et psychique, née de sentiments d’impuissance et de désespoir. Elle pleurait, avait perdu son énergie : toutes les caractéristiques du burn-out. Elle s’est donc vue obligée d’arrêter de travailler. 


Fatigue mentale.

Six mois plus tard, elle a repris son poste. Mais rien n’avait changé autour d’elle, rien n’avait changé en elle. Par conséquent, sentant son appréhension, ses craintes, sa démotivation, l’envahir de nouveau, Frédérique a pris contact avec Marie Boutet, de MB Conseil & Compétences, sur recommandation d’une collègue qui avait éprouvé cette coach spécialiste des transitions professionnelles et du retour au travail après un burn-out.


À l’écoute du client pour entendre son mal-être et sa volonté d’en sortir 

« Lors du premier entretien avec le client, nous faisons connaissance, explique Marie Boutet. Je lui demande de me raconter son parcours professionnel. Une précision : je ne fais pas travailler les personnes qui me consultent sur leurs problèmes privés mais comme ceux-ci sont étroitement imbriqués avec leur vie professionnelle, je suis à l’écoute lorsqu’elles m’en parlent. J’accorde beaucoup d’attention à ce qui m’est dit lors de cette étape ; en particulier, je vérifie la volonté du client d’améliorer son état sinon mon intervention ne sera pas efficace. » 


Lors de l’entretien avec Frédérique, Marie a retenu certaines de ses phrases, significatives : « Je vais au boulot parce que j’ai des factures à payer, c’est tout. L’entreprise est pour moi un milieu hostile, j’ai la boule au ventre quand j’y suis. Je n’ai pas confiance en moi, je stagne, je dis oui à tout et quand je demande quelque chose, comme une formation en comptabilité pour assumer mon nouveau poste, on me le refuse parce que je ne sais pas m’imposer. » 


Un discours très pessimiste et dévalorisant pour elle-même. Avec, néanmoins, le début d’un sursaut : « Je ne vais pas bien, je ne suis jamais allée bien, je subis ma vie et les gens, a exprimé Frédérique. J’ai tout essayé pour sortir de ce cercle vicieux mais seule, je n’y arrive pas. Je veux de l’aide. » 

Marie Boutet.

L’identification du besoin réel de la victime du burn-out

En lui accordant une écoute bienveillante, la spécialiste amène sa cliente à lui délivrer des éléments clés pour identifier son besoin réel. « J’ai essayé de circonscrire le mécanisme qui faisait que Frédérique se dévalorisait et n’évoluait pas dans sa vie professionnelle, décrit Marie. Pourquoi elle baissait la tête en se faisant maltraiter par ses collègues, ses supérieurs, comment elle entretenait elle-même un environnement toxique au travail sans s’en rendre compte. » 


Marie a ainsi proposé à Frédérique de réfléchir, avec son accompagnement, d’une part, aux conditions et écueils qui l’avaient menée au burn-out et à la phobie du monde du travail, pour savoir y réagir et empêcher qu’ils ne se reproduisent alors qu’elle réintégrait l’entreprise. Ensemble, elles ont aussi examiné les peurs à surmonter pour recouvrer l’envie de travailler, avec la confiance en soi nécessaire. « Nous sommes convenues que la seule chose que nous pouvions changer, c’était elle et sa perception de son environnement, pas les autres. Nous avons ainsi prévu d’étudier ensemble sa posture, ses interactions, puis de mettre en place des réflexes pour qu’elle retrouve de la sérénité au travail, durablement. Et qu'elle veille à emprunter des voies professionnelles qui lui correspondent. »


Quatre mois d’exercices pratiques pour regagner de l’énergie positive

Grâce à son expérience des situations comme celle de Frédérique, Marie lui a configuré un programme de travail sur quatre mois, à raison de séances d’une heure et demie tous les quinze jours. Certaines se sont déroulées dans les locaux de MB Conseil & Compétences, près du parc de Saint-Cloud, dans un contexte de verdure très apaisant. D’autres en visioconférence, selon les besoins de la cliente. 


En quoi consistait ce programme ? « Dans le parcours Rebondir après un burn-out que j’ai conçu, mon approche est très pragmatique. Je soumets à mes clients des exercices très concrets, pour les remettre en mouvement, comme on dit dans le jargon des coaches. L’objectif est de construire avec eux une boîte à outils qui les aidera à réintégrer le monde du travail sereinement et à ne plus être confrontés au burn-out. » 


Les exercices que Marie Boutet utilise portent sur trois volets :

- la pensée positive, pour réintroduire l’optimisme disparu dans son quotidien ;

- l’identification des freins et croyances limitantes qui empêchent de passer à l’action et maintiennent dans des situations douloureuses ;

- la capacité de mettre en valeur ses réalisations professionnelles.


Liberté mentale après un coaching.

Associés, ils développent la faculté essentielle de savoir donner du sens à sa vie professionnelle et d’en tirer de la satisfaction. Frédérique en a bénéficié. Aujourd’hui, elle relève la tête au travail et a expérimenté que savoir dire « Non » ne nuit pas. « Mes collègues ne me regardent plus de la même façon, je vois qu’ils me respectent. »


Plus sur le parcours Rebondir après un burn-out, dans quelques jours, avec la suite de notre publication sur le sujet.

Interview de Marie Boutet réalisée par Sagacit Communication.




 
 
 

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